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Lui qui ne vit jamais, tel Gauguin, Tahiti,
Avait, tout jeune, à peine épargné par la guerre,
Dans ce Temps disparu, tout gris d'avant naguère,
Peint sur l'absence vide, un jour, la Bugatti.
Elle était bleue et blanche et le ciel enhardi
Ouvrait à l'horizon flottant, léger repaire,
Dans l'Idéal, une île où rêverait mon père
Seul dans son atelier, sourd à l'Art affadi.
La Bugatti, c'était la course à l'Aventure
Par les chemins risqués que trouve la Nature
Quand l'irréel paraît aux yeux du souvenir.
L'île dans le lointain, c'était l'appareillage
Qu'il ferait chaque jour, inventant l'Avenir,
La prière à la mer pour un autre voyage !
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