Cher stade ! O tes champions, je les vois revenir,
Leurs gestes retrouvés dans une ronde folle ;
Ils sont là, dans l'image et sans une parole
Devant l'ancien bonheur surgi du souvenir.
Dans un nouvel éclat je les vois revenir
Sous le ballet tout blanc de la balle qui vole,
Semblable dans l'espace à quelque farandole
Que nul événement ne peut jamais ternir.
Au sein de la jeunesse, ils sont là, sur la toile
Qu'éclairent les reflets engloutis d'une étoile
Sur les chemins passés de mes plus beaux instants.
Les voilà devant moi, la saison revenue,
Quand nous allions ensemble au début du Printemps,
Lançant très haut la vie au milieu de la nue !
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