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Nulle tour n'est là-haut pour dominer l'espace
Qui fuit dans la blancheur mystique des frontons
Vers l'île au cimetière, ou bien comme à tâtons
Sur les clairs Apennins, dont la ligne dépasse.
Du Campanile absent, on ne voit nulle trace :
Il est pour les humains, près de leurs mille ponts
Qui vont sur les canaux, dans leurs mille rebonds,
Ici près d'une église, ou là d'une terrasse.
On voudrait, investi d'un étrange pouvoir,
A l'instant, découvrir l'inconnu, tout revoir,
Porté par les accents d'une musique amie.
Dans l'air, au Nirvana d'un monde essentiel,
Se surprendre, au dessus de la ville endormie,
Libre, seul à voler, ange inconnu du ciel !
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